Phytothérapie

Depuis la plus haute antiquité, les hommes se sont soignés avec les plantes qu’ils avaient à leur disposition. Qu’est-ce qui les a guidés à employer une plante plutôt qu’une autre ? Le hasard ? La religion ? La superstition ? L’expérience, certainement.

Jusqu’au XIXe siècle, les médecins se contentaient, pratiquement, de puiser dans la «pharmacie du bon Dieu» pour soulager les maux de leurs contemporains. C’est alors que les chimistes ont réussi à isoler les principes actifs de certaines plantes importantes (la quinine du quinquina, la digitaline de la digitale, etc.). Poursuivant leurs recherches, au début du XXe siècle, ils ont fabriqué des molécules synthétiques. Désormais, croyait-on, on allait prescrire exclusivement des médicaments issus des cornues, les plantes ne servant plus que de réserves à molécules chimiques utiles. Excessive, cette vision a engendré par contrecoup une «vague verte», un renouveau de la phytothérapie suscité par l’attente d’une grande partie de la population, en accord avec ce qu’on pourrait appeler l’esprit écologique actuel.

Attention
Il est fortement conseillé de consulter un médecin ou spécialiste avant de suivre un traitement de phytothérapie.

  • En savoir plus

    Plus récemment, des médecins et des professeurs dynamiques ont créé des centres de formation en phytothérapie (dans des universités ou dans des institutions privées). Ils expérimentent de nouvelles plantes, modernisent la présentation des médicaments et rendent ceux-ci plus efficaces (par exemple, les extraits secs de plantes sont prescrits sous forme de gélules). En outre, on procède à des expériences en milieu hospitalier.

    Cette période prospère de la phytothérapie a été interrompue dans de nombreux pays d’Europe par des décrets supprimant les remboursements de toutes les préparations magistrales, c'est-à-dire des médicaments préparés par le pharmacien selon une prescription établie par un médecin pour traiter le cas particulier de son malade (en 1991 en France, en 1997 en Belgique par exemple). Ce fut un coup dur porté à la phytothérapie ! Les phytothérapeutes ont constaté, depuis, une baisse importante de la fréquentation de leur cabinet. De plus, le nombre des candidats à l'étude de la phytothérapie diminue, le montant des investissements consacrés à la recherche décline et les tests cliniques se raréfient.
    Le recours à la phytothérapie n'a pas disparu pour autant. Il a changé de forme : l'automédication remplace, pour une large part, la prescription.

    Mais attention, certaines plantes sont toxiques, même mortelles et il faut donc faire très attention aux contre-indications de celles-ci.

    Mais que l'on se rassure ! Les législations européennes protègent les utilisateurs, et les plantes toxiques ne sont délivrées que sur prescription. Toutefois, il faut se méfier des plantes que l'on cueille soi-même !

    Il faut également considérer avec précaution ces plantes affublées de vertus extraordinaires, achetées à l'étranger dans des boutiques qui ne sont soumises à aucune réglementation. En Chine, parmi les 5000 plantes utilisées à des fins médicinales, certaines ne font pas l'objet de contrôles rigoureux avant leur mise en vente.
  • L'aromathérapie

    L'aromathérapie, l'art de soigner par les huiles essentielles, est devenue une science méthodique depuis qu'elle repose sur une classification de ces huiles selon leur capacité à lutter contre les bactéries.

    En savoir plus sur l'aromathérapie


Les plantes

Absinthe

Ail

Aloé vera

Aneth

Anis

Anis étoilé

Arbousier

Arbre à thé

Arnica

Aubépine

Avoine

Bardane


Les fruits et légumes

Ail

Ananas

Arbousier

Artichaut

Asperge

Avocat

Banane

Betterave

Cacao

Canneberge

Carotte

Cassis

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