Le poisson

Le poisson possède un nombre incroyable de qualités nutritionnelles. Il est bon pour le coeur, le tonus, la ligne, le poisson est un aliment à consommer sans modération ou presque.

Nous consommons de plus en plus de poisson. Il est souvent présenté aujourd’hui comme un aliment santé, capable de nous protéger des maladies cardio-vasculaires. C’est vrai, pour certains poissons et il serait aussi dommage d’oublier ses autres qualités nutritionnelles très précieuses pour l’équilibre de notre alimentation.

Le poisson est classé dans le même groupe que la viande. Comme un bifteck, c’est une très bonne source de protéines : en moyenne, environ 20 g pour 100 g. Et elles ont une excellente valeur biologique : elles renferment tous les acides aminés essentiels et, sont donc parfaitement utilisées par l’organisme pour la croissance et le renouvellement des cellules.

Autre atout du poisson : son fer, d’origine animale (comme celui de la viande), très bien assimilé par l’organisme. Le fer est souvent déficitaire dans l’alimentation des jeunes enfants, des femmes qui suivent un régime restrictif ou des végétariens. Et cela peut entraîner fatigue, manque de résistance, voire anémie dans les cas les plus graves.

C’est loin d’être un hasard si de nombreux régimes minceur font l’apologie au poisson. Il s’agit d’un aliment à haute densité nutritionnelle mais il est à la fois peu calorique, généralement pauvre en lipides (graisses) et pourvu en protéines et en micronutriments utiles.

L’apport calorique du poisson est directement lié à sa teneur en graisse. Or, on consomme beaucoup de poissons dits « maigres » ou « demi-maigre ». Même les poissons « gras » contiennent moins de lipides qu’une viande mi-grasse. Des exemples de poissons plus ou moins maigres :

  • Poissons maigres : thon en conserve, colin, cabillaud, merlan, sole, julienne, raie, merlu, lotte, limande.
  • Poissons demi-maigre : rouget, anchois, bar ou loup de mer, truite, dorade, turbot, brochet, flétan, éperlan.
  • Poissons gras : saumon, sardine, maquereau, hareng, truite fumée.

Outre le fer, le poisson fournit des quantités appréciables de minéraux :

* Du phosphore, composant essentiel des os,
* Du zinc et du cuivre, qui jouent un rôle vital pour l’organisme,
* Du calcium, certes concentré dans les arêtes, mais présent aussi dans la chair,
* Des oligo-éléments très variés, du fluor, du sélénium, du cobalt, du manganèse,

Enfin, c’est une vraie source de vitamines : on y trouve notamment toutes les vitamines du groupe B, en particulier B2, B12 et PP en quantités notables.

Beaucoup d’études et d’enquêtes le confirment, la consommation de poisson peut diminuer la survenue de maladies cardio-vasculaires. Les graisses des poissons « gras » sont très particulières : elles sont constituées surtout d’acides gras polyinsaturés, très utiles car ils assurent le bon état des membranes cellulaires et aident à abaisser le cholestérol sanguin (notamment le « mauvais » cholestérol) tout en préservant le « bon » cholestérol. On y trouve aussi des acides gras très spécifiques, des oméga-3, et on sait qu’ils favorisent la fluidification du sang, et préservent le bon état des vaisseaux sanguins.

Pour une bonne efficacité, il faut absorber suffisamment de ces acides gras de poissons (d’où la recommandation d’en consommer 2 à 3 fois par semaine). Parallèlement, on a intérêt à réduire les acides gras saturés, ce qui abaisse aussi le risque cardio-vasculaire (d’où le remplacement de la viande par du poisson). Dans ce cas, les résultats sont statistiquement très probants.

Astuces :

Si vous mangez peu (ou pas) de viande ou si vous n’en raffolez pas, sachez que le poisson est une excellente alternative. A portion égale, il la remplace parfaitement dans les menus.

Si vous recherchez une qualité optimale, choisissez des poissons pêchés au large, plutôt que des poissons d’élevage. Dans ce dernier cas en effet, les conditions de vie et surtout la nourriture sont différentes : la composition de leurs graisses n’est pas identique. Même s’ils gardent des qualités nutritionnelles incontestables, leurs propriétés pour la santé cardio-vasculaire sont probablement moins intéressantes.

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